S-13.1 - Loi sur la Société des loteries du Québec

Texte complet
chapitre S-13.1
Loi sur la Société des loteries du Québec
SOCIÉTÉ DES LOTERIES DU QUÉBEC21 novembre 199021 novembre 1990
1990, c. 46, a. 42.
SECTION I
DÉFINITIONS
1. Dans la présente loi, à moins que le contexte n’indique un sens différent, on entend par:
a)  (paragraphe abrogé);
b)  «Société» : la Société des loteries du Québec constituée en vertu de l’article 2.
Dans la présente loi, l’expression «système de loterie» comprend un jeu de hasard ou un jeu où se mêlent le hasard et l’adresse.
1978, c. 38, a. 1; 1990, c. 46, a. 43.
SECTION II
CONSTITUTION ET ORGANISATION
2. Une compagnie à fonds social est constituée sous le nom de «Société des loteries du Québec».
La Société peut également être désignée sous le nom de «Loto-Québec».
1978, c. 38, a. 2; 1990, c. 46, a. 44.
3. La Société a son siège à l’endroit déterminé par le gouvernement; un avis de la situation ou d’un changement du siège est publié à la Gazette officielle du Québec.
La Société peut tenir ses séances à tout endroit au Québec.
1978, c. 38, a. 3.
4. La Société jouit des droits et privilèges d’un mandataire de l’État.
Les biens de la Société font partie du domaine de l’État, mais l’exécution de ses obligations peut être poursuivie sur ses biens.
La Société n’engage qu’elle-même lorsqu’elle agit en son propre nom.
1978, c. 38, a. 4; 1999, c. 40, a. 285.
5. Le fonds social autorisé de la Société est de 170 000 $. Il est divisé en 1 700 actions d’une valeur nominale de 100 $ chacune.
1978, c. 38, a. 5.
6. Les actions de la Société font partie du domaine de l’État et sont attribuées au ministre des Finances; elles lui sont émises en considération de la remise des actifs reçus par la Société en vertu de l’article 32.
1978, c. 38, a. 6; 1999, c. 40, a. 285.
7. Les affaires de la Société sont administrées par un conseil d’administration de sept membres, dont un président, nommés par le gouvernement pour une période qui ne peut excéder cinq ans dans le cas du président et trois ans dans le cas des autres membres.
Les membres du conseil d’administration sont les administrateurs de la Société au sens de la Loi sur les compagnies (chapitre C‐38).
Nul ne peut être membre du conseil d’administration s’il n’est pas domicilié au Québec, mais la qualité d’actionnaire n’est pas requise.
1978, c. 38, a. 7.
8. À l’expiration de leur mandat, les membres du conseil d’administration demeurent en fonction jusqu’à ce qu’ils soient remplacés ou nommés de nouveau.
En cas d’absence ou d’empêchement d’un membre du conseil d’administration, le gouvernement peut lui nommer temporairement un remplaçant, aux conditions et moyennant la rémunération qu’il détermine.
1978, c. 38, a. 8; 1999, c. 40, a. 285.
9. Le président du conseil d’administration est aussi président et directeur général de la Société.
Il doit veiller à l’exécution des décisions du conseil d’administration et il est responsable de la direction de la Société dans le cadre de ses règlements de régie interne. Il exerce ses fonctions à plein temps.
1978, c. 38, a. 9.
10. Le président du conseil d’administration de la Société ne peut, sous peine de déchéance de sa charge, avoir un intérêt direct ou indirect dans une entreprise mettant en conflit son intérêt personnel et celui de la Société. Toutefois, cette déchéance n’a pas lieu si un tel intérêt lui échoit par succession ou par donation, pourvu qu’il y renonce ou en dispose avec toute la diligence possible.
Tout autre membre du conseil d’administration ayant un intérêt direct ou indirect dans une entreprise doit, sous peine de déchéance de sa charge, le révéler par écrit au président et s’abstenir de participer à toute décision portant sur l’entreprise dans laquelle il a un intérêt.
1978, c. 38, a. 10.
11. Le gouvernement fixe le traitement ou, s’il y a lieu, le traitement additionnel, les allocations ou les honoraires des membres du conseil d’administration.
1978, c. 38, a. 11.
12. Le conseil d’administration de la Société peut faire des règlements de régie interne pour la conduite de ses affaires, lesquels entrent en vigueur sur approbation du gouvernement.
1978, c. 38, a. 12.
13. Le conseil d’administration de la Société détermine par règlement les normes et conditions générales relatives à la nature et à la tenue des systèmes de loterie qu’elle conduit et administre.
Ce règlement est soumis à l’approbation du gouvernement; s’il est relatif aux systèmes de loterie des casinos d’État ou aux loteries vidéo, il doit de plus avoir fait l’objet d’un avis de la Régie des alcools, des courses et des jeux. Cet avis doit être publié à la Gazette officielle du Québec lors de la publication prévue à l’article 8 de la Loi sur les règlements (chapitre R‐18.1) ou, en l’absence d’une telle publication, lors de la publication prévue à l’article 15 de cette loi.
1978, c. 38, a. 13; 1993, c. 39, a. 88.
13.1. Le conseil d’administration de la Société doit établir des politiques, dont le gouvernement détermine au préalable les objets, concernant la gestion des commerces exercés par elle ou une de ses filiales et qui contribuent à l’exploitation d’un casino d’État. Ces politiques sont soumises à l’approbation du gouvernement.
1993, c. 39, a. 89.
14. Les procès-verbaux des séances du conseil d’administration approuvés par lui et certifiés conformes par le président ou par toute autre personne autorisée à le faire par les règlements de régie interne de la Société, sont authentiques. Il en est de même des documents et des copies émanant de la Société ou faisant partie de ses archives lorsqu’ils sont ainsi certifiés.
1978, c. 38, a. 14.
15. Le secrétaire et les autres employés de la Société sont nommés selon les normes et barèmes établis par règlement de la Société.
Sous réserve des dispositions d’une convention collective, la Société détermine, par règlement, les normes et barèmes de rémunération des membres de son personnel conformément aux conditions définies par le gouvernement.
S’ils sont affectés aux activités d’un casino d’État, ils doivent de plus satisfaire aux conditions qui leur sont applicables en vertu du paragraphe a de l’article 20.2 de la Loi sur les loteries, les concours publicitaires et les appareils d’amusement (chapitre L-6).
1978, c. 38, a. 15; 1993, c. 39, a. 90; 2000, c. 8, a. 200.
SECTION III
FONCTIONS ET POUVOIRS
16. La Société a pour fonctions de conduire et d’administrer des systèmes de loterie ainsi que d’exercer les commerces qui contribuent à l’exploitation d’un casino d’État.
Elle peut également offrir, moyennant considération, des services de consultation et de mise en oeuvre dans les domaines de sa compétence.
1978, c. 38, a. 16; 1985, c. 30, a. 91; 1987, c. 103, a. 131; 1990, c. 46, a. 45; 1993, c. 39, a. 91.
17. La Société peut accomplir tout ce qui est nécessaire à la réalisation de ses fins mais ne peut, sans l’autorisation préalable du gouvernement:
a)  conclure avec un gouvernement ou avec un organisme relevant d’un gouvernement, toute entente jugée nécessaire à la réalisation de ses fins;
b)  acquérir, détenir et céder des intérêts dans toute entreprise;
c)  contracter des emprunts sauf pour combler ses besoins temporaires de liquidité;
d)  conclure un contrat l’engageant pour plus de cinq ans;
e)  acquérir ou disposer d’équipements ou d’immeubles en considération d’un montant qui excède celui déterminé par le gouvernement.
Chacune des filiales dont la Société détient plus de 50% des actions ou des parts ne peut, sans l’autorisation préalable du gouvernement, accomplir l’un des actes visés aux paragraphes a à e.
Le présent article ne s’applique pas aux transactions effectuées entre la Société et ses filiales, ni entre ces filiales, ni aux transactions ayant principalement pour objet de louer ou d’administrer des immeubles dont la Société ou une de ses filiales est propriétaire.
1978, c. 38, a. 17; 1993, c. 39, a. 92.
18. La Société doit déposer ses fonds disponibles dans une banque ou une banque étrangère autorisée figurant aux annexes I, II et III de la Loi sur les banques (Lois du Canada, 1991, chapitre 46) ou dans une institution inscrite à la Régie de l’assurance-dépôts du Québec. Elle peut cependant faire des placements de fonds, pour un terme de moins d’un an, par l’achat de titres émis ou garantis par le gouvernement du Québec, du Canada ou d’une province canadienne.
1978, c. 38, a. 18; 2002, c. 45, a. 559; 2002, c. 70, a. 186.
SECTION IV
ADMINISTRATION
19. L’année financière de la Société se termine le 31 mars de chaque année.
1978, c. 38, a. 19.
20. Avant le début de chaque année financière, la Société doit préparer et soumettre à l’approbation du ministre des Finances, à la date et dans la forme que celui-ci détermine, un budget d’immobilisations et un budget de fonctionnement.
1978, c. 38, a. 20.
21. La Société doit fournir trimestriellement au ministre des Finances un état de ses revenus et dépenses et un état de leur appariement aux prévisions budgétaires de la Société.
1978, c. 38, a. 21.
22. La Société doit en outre fournir au ministre des Finances, sur demande et dans le délai qu’il fixe, un rapport sur toute matière relative à ses activités.
1978, c. 38, a. 22.
22.1. La Société verse au Fonds d’aide à l’action communautaire autonome institué par la section III.1 de la Loi sur le ministère du Conseil exécutif (chapitre M‐30), à même l’excédent de ses revenus consolidés sur ses dépenses consolidées, une somme correspondant à 5% du bénéfice net réalisé au cours de l’exercice financier précédent relativement à l’exploitation des casinos d’État et à la gestion des commerces qui y contribuent. Les versements sont effectués aux dates et dans la mesure que détermine le gouvernement.
Le gouvernement peut déterminer, par décret, un pourcentage additionnel à celui fixé au premier alinéa, aux fins de l’aide à l’action communautaire autonome et de l’aide à l’action humanitaire internationale.
1995, c. 66, a. 2.
23. Les dividendes payés par la Société sont fixés par le ministre des Finances et non par les administrateurs.
1978, c. 38, a. 23.
24. Les livres et comptes de la Société ainsi que ceux de ses filiales dont les objets sont relatifs aux casinos d’État ou aux loteries vidéo qu’elle exploite sont vérifiés par le vérificateur général.
1978, c. 38, a. 24; 1993, c. 39, a. 93.
25. La Société doit, au plus tard le 30 juin de chaque année, produire au ministre des Finances ses états financiers ainsi qu’un rapport de ses activités de l’année financière précédente; ce rapport doit aussi contenir tous les renseignements que le ministre peut exiger.
Le ministre dépose le rapport de la Société devant l’Assemblée nationale s’il le reçoit en cours de session; sinon, ou s’il le reçoit après un ajournement, il le dépose dans les trente jours de l’ouverture de la session suivante ou de la reprise des travaux.
1978, c. 38, a. 25.
SECTION V
DISPOSITIONS DIVERSES
1999, c. 74, a. 1.
25.1. Il est interdit à l’exploitant d’un commerce de vendre un billet de loterie visé par un système de loterie conduit et administré par la Société à une personne mineure.
Toute personne peut être requise de prouver qu’elle est majeure lorsqu’elle désire acheter un billet visé au premier alinéa.
Toute pièce d’identité prévue à un règlement adopté par le gouvernement en vertu du troisième alinéa de l’article 13 de la Loi sur le tabac (chapitre T‐0.01) sert pour l’application du deuxième alinéa.
1999, c. 74, a. 2.
26. Quiconque enfreint une disposition d’un règlement visé dans le premier alinéa de l’article 13 ou refuse de se conformer à un ordre donné en vertu d’un tel règlement commet une infraction et est passible pour chaque jour que dure l’infraction, d’une amende d’au moins 25 $ et d’au plus 5 000 $.
1978, c. 38, a. 26; 1990, c. 4, a. 830.
26.1. L’exploitant d’un commerce qui contrevient à une disposition visée au premier alinéa de l’article 25.1 est passible d’une amende de 300 $ à 2 000 $ et, en cas de récidive dans un même point de vente, d’une amende de 600 $ à 6 000 $.
1999, c. 74, a. 3.
26.2. Dans une poursuite intentée pour une contravention au premier alinéa de l’article 25.1, l’exploitant du commerce n’encourt aucune peine s’il prouve qu’il a agi avec diligence raisonnable pour constater l’âge de la personne et qu’il avait un motif raisonnable de croire que celle-ci était majeure.
1999, c. 74, a. 3.
26.3. Les poursuites pénales pour la sanction d’une infraction à une disposition du premier alinéa de l’article 25.1, commise sur son territoire, peuvent être intentées par une municipalité locale devant une cour municipale.
1999, c. 74, a. 3.
26.4. Appartiennent à la municipalité locale et font partie de son fonds général, l’amende et les frais imposés par la cour municipale pour sanctionner une infraction à une disposition de la présente loi, sauf la partie des frais remis par le percepteur à un autre poursuivant qui a supporté les dépenses reliées à la poursuite et sauf les frais remis au défendeur en vertu de l’article 223 du Code de procédure pénale (chapitre C‐25.1).
1999, c. 74, a. 3.
27. (Abrogé).
1978, c. 38, a. 27; 1992, c. 61, a. 580.
SECTION VI
DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
28. (Modification intégrée au c. R-12, a. 55).
1978, c. 38, a. 28.
29. (Modification intégrée au c. R-12, a. 99).
1978, c. 38, a. 29.
30. (Omis).
1978, c. 38, a. 30.
31. (Modification intégrée au c. R-10, a. 2).
1978, c. 38, a. 31.
32. La Société succède à la corporation visée à l’article 54 de la Loi sur les loteries et courses (1969, chapitre 28) et, à cette fin, elle en acquiert les droits et en assume les obligations.
1978, c. 38, a. 32.
33. Dans toute loi ou proclamation, dans tout arrêté en conseil, décret, contrat ou document, les mots «Société d’exploitation des loteries et courses du Québec» désignent la Société et un renvoi à la section IV de la Loi sur les loteries et courses ou à l’une de ses dispositions est censé un renvoi à la présente loi ou à la disposition équivalente de la présente loi.
1978, c. 38, a. 33.
34. Les règlements, ententes, accords ou conventions adoptés ou conclus en vertu de la section IV de la Loi sur les loteries et courses (1969, chapitre 28) continuent d’être en vigueur jusqu’à ce qu’ils soient abrogés, remplacés ou modifiés par des règlements, ententes, accords ou conventions adoptés ou conclus en vertu de la présente loi.
1978, c. 38, a. 34.
35. (Omis).
1978, c. 38, a. 35.
36. (Omis).
1978, c. 38, a. 36.
37. Les dispositions de la Loi sur les loteries, les concours publicitaires et les appareils d’amusement (chapitre L‐6) ne s’appliquent pas aux activités de la Société relatives à tout système de loterie qu’elle conduit et administre sauf en ce qui a trait aux casinos d’État et aux loteries vidéo.
1978, c. 38, a. 37; 1993, c. 39, a. 94.
38. Le ministre des Finances est chargé de l’application de la présente loi.
1978, c. 38, a. 38.
39. (Omis).
1978, c. 38, a. 39.
40. (Cet article a cessé d’avoir effet le 17 avril 1987).
1982, c. 21, a. 1; R.-U., 1982, c. 11, ann. B, ptie I, a. 33.
ANNEXE ABROGATIVE

Conformément à l’article 17 de la Loi sur la refonte des lois et des règlements (chapitre R‐3), le chapitre 38 des lois de 1978, tel qu’en vigueur le 1er juin 1979, à l’exception des articles 35 et 36, est abrogé à compter de l’entrée en vigueur du chapitre S-13.1 des Lois refondues.