C-65.1, r. 5 - Règlement sur les contrats de travaux de construction des organismes publics

Texte complet
chapitre C-65.1, r. 5
Règlement sur les contrats de travaux de construction des organismes publics
CONTRATS DES ORGANISMES PUBLICS — CONTRATS DE TRAVAUX DE CONSTRUCTION
Loi sur les contrats des organismes publics
(chapitre C-65.1, a. 23).
C-65.1
1er septembre 2012
D. 532-2008; D. 695-2009, a. 1.
CHAPITRE I
CHAMP D’APPLICATION
1. Le présent règlement s’applique aux contrats de travaux de construction visés au paragraphe 2 du premier alinéa de l’article 3 de la Loi sur les contrats des organismes publics (chapitre C-65.1). Il s’applique également aux contrats mixtes de travaux de construction et de services professionnels ainsi qu’aux contrats visant à procurer des économies découlant de l’amélioration du rendement énergétique définis à l’article 27.
D. 532-2008, a. 1.
2. Pour l’application du présent règlement, le système électronique d’appel d’offres est celui approuvé par le gouvernement en vertu de l’article 11 de la Loi.
D. 532-2008, a. 2.
CHAPITRE II
APPEL D’OFFRES PUBLIC
SECTION I
DISPOSITION GÉNÉRALE
3. La procédure d’appel d’offres public doit être réalisée conformément aux dispositions du présent chapitre.
Toutefois, lorsqu’un organisme public procède à un appel d’offres public pour l’adjudication d’un contrat comportant une dépense inférieure au seuil d’appel d’offres public prévu au paragraphe 1 du premier alinéa de l’article 10 de la Loi, le délai de réception des soumissions prévu au paragraphe 6 du deuxième alinéa de l’article 4, l’exigence quant au lieu de l’établissement prévue au paragraphe 2 du premier alinéa de l’article 6 et le délai de transmission d’un addenda prévu au deuxième alinéa de l’article 9 peuvent différer.
Lorsqu’il s’agit d’un contrat à exécution sur demande ou d’un contrat adjugé à la suite d’une évaluation de la qualité, la procédure d’appel d’offres public doit tenir compte des dispositions particulières du chapitre III.
D. 532-2008, a. 3.
SECTION II
DOCUMENTS D’APPEL D’OFFRES
4. Tout appel d’offres public s’effectue au moyen d’un avis diffusé dans le système électronique d’appel d’offres.
Cet avis fait partie des documents d’appel d’offres et indique:
1°  le nom de l’organisme public;
2°  la description sommaire des travaux de construction requis ainsi que le lieu d’exécution;
3°  la nature et le montant de la garantie de soumission exigée, le cas échéant;
4°  l’applicabilité ou non d’un accord intergouvernemental au sens de l’article 2 de la Loi;
5°  l’endroit où obtenir des renseignements;
5.1°  une mention selon laquelle les documents d’appel d’offres ne peuvent être obtenus que par l’intermédiaire du système électronique d’appel d’offres;
6°  l’endroit prévu ainsi que la date et l’heure limites fixées pour la réception et l’ouverture des soumissions, le délai de réception ne pouvant être inférieur à 15 jours à compter de la date de la diffusion de cet avis;
7°  le fait que l’organisme public ne s’engage à accepter aucune des soumissions reçues.
D. 532-2008, a. 4; D. 681-2011, a. 1.
5. Un organisme public doit prévoir dans ses documents d’appel d’offres:
1°  la description des travaux de construction et des modalités d’exécution;
2°  dans le cas d’un regroupement d’organismes au sens de l’article 15 de la Loi, l’identification de tout organisme public et de toute personne morale de droit public parties à ce regroupement;
3°  les conditions d’admissibilité exigées d’un entrepreneur et les conditions de conformité des soumissions;
4°  la liste des documents ou autres pièces exigés des entrepreneurs;
5°  les modalités d’ouverture des soumissions;
6°  la règle d’adjudication du contrat, laquelle comprend, le cas échéant, toute modalité de calcul applicable aux fins de l’adjudication;
7°  le contrat à être signé;
8°  tout autre renseignement requis en vertu du présent règlement.
Dans le cas visé au paragraphe 2 du premier alinéa, il est obligatoire pour toute partie au regroupement de requérir les travaux auprès de l’entrepreneur retenu, et ce, aux conditions prévues aux documents d’appel d’offres.
D. 532-2008, a. 5.
6. Les conditions d’admissibilité exigées d’un entrepreneur pour la présentation d’une soumission sont les suivantes:
1°  posséder les qualifications, les autorisations, les permis, les licences, les enregistrements, les certificats, les accréditations et les attestations nécessaires;
2°  avoir au Québec ou dans un territoire visé par un accord intergouvernemental applicable, un établissement où il exerce ses activités de façon permanente, clairement identifié à son nom et accessible durant les heures normales de bureau;
3°  satisfaire à toute autre condition d’admissibilité prévue dans les documents d’appel d’offres.
Malgré le paragraphe 2 du premier alinéa, lorsque la concurrence est insuffisante, l’organisme public peut rendre admissible tout entrepreneur qui a un établissement dans un territoire non visé par un accord intergouvernemental applicable, à la condition qu’il en fasse mention dans les documents d’appel d’offres.
Le défaut d’un entrepreneur de respecter l’une de ces conditions le rend inadmissible.
D. 532-2008, a. 6.
7. Les conditions de conformité doivent indiquer les cas qui entraînent le rejet automatique d’une soumission, soit:
1°  le non-respect de l’endroit prévu, de la date et de l’heure limites fixées pour la réception des soumissions;
2°  l’absence d’un document requis;
3°  la présentation d’une garantie ne respectant pas la forme et les conditions exigées;
4°  l’absence d’une signature requise d’une personne autorisée;
5°  une rature ou une correction apportée au prix soumis et non paraphée;
6°  une soumission conditionnelle ou restrictive;
7°  le non-respect de toute autre condition de conformité indiquée dans les documents d’appel d’offres comme entraînant le rejet automatique d’une soumission.
D. 532-2008, a. 7.
8. Un organisme public peut, à la condition qu’il en fasse mention dans les documents d’appel d’offres, se réserver la possibilité de refuser tout entrepreneur qui, au cours des 2 années précédant la date d’ouverture des soumissions, a fait l’objet de la part de cet organisme d’une évaluation de rendement insatisfaisant, a omis de donner suite à une soumission ou à un contrat, ou a fait l’objet d’une résiliation de contrat en raison de son défaut d’en respecter les conditions.
D. 532-2008, a. 8.
9. Un organisme public peut modifier ses documents d’appel d’offres au moyen d’un addenda transmis aux entrepreneurs concernés par l’appel d’offres.
Si la modification est susceptible d’avoir une incidence sur les prix, l’addenda doit être transmis au moins 7 jours avant la date limite de réception des soumissions; si ce délai ne peut être respecté, la date limite de réception des soumissions doit être reportée d’autant de jours qu’il en faut pour que ce délai minimal soit respecté.
D. 532-2008, a. 9; D. 681-2011, a. 2.
9.1. Les documents d’appel d’offres et, le cas échéant, tout addenda les modifiant ne peuvent être obtenus que par l’intermédiaire du système électronique d’appel d’offres.
D. 681-2011, a. 3.
10. L’organisme public précise dans les documents d’appel d’offres les garanties exigées ainsi que la forme et les conditions qu’elles doivent respecter.
D. 532-2008, a. 10.
11. Une garantie de soumission est exigée par l’organisme public lorsque le montant estimé du contrat est de 500 000 $ ou plus et peut être exigée dans les autres cas.
Lorsqu’une garantie de soumission est exigée, l’entrepreneur doit également fournir, avant la signature du contrat, une garantie d’exécution ainsi qu’une garantie des obligations de l’entrepreneur pour gages, matériaux et services.
D. 532-2008, a. 11.
12. La garantie de soumission sous forme de cautionnement doit être présentée conformément aux exigences de l’annexe 1.
La garantie d’exécution ou la garantie des obligations de l’entrepreneur pour gages, matériaux et services sous forme de cautionnement doit être présentée conformément aux exigences de l’annexe 2 ou de l’annexe 3, selon le cas.
Le cautionnement prévu au premier ou au deuxième alinéa doit être émis par une institution financière qui est un assureur détenant un permis émis conformément à la Loi sur les assurances (chapitre A-32) l’autorisant à pratiquer l’assurance cautionnement, une société de fiducie titulaire d’un permis délivré en vertu de la Loi sur les sociétés de fiducie et les sociétés d’épargne (chapitre S-29.01), une coopérative de services financiers visée par la Loi sur les coopératives de services financiers (chapitre C-67.3), ou une banque au sens de la Loi sur les banques (L.C. 1991, c. 46).
D. 532-2008, a. 12.
SECTION III
MODE DE SOLLICITATION ET OUVERTURE DES SOUMISSIONS
13. Un organisme public sollicite uniquement un prix pour adjuger un contrat de travaux de construction.
D. 532-2008, a. 13.
14. L’organisme public ouvre publiquement les soumissions en présence d’un témoin à l’endroit prévu, à la date et à l’heure limites fixées dans les documents d’appel d’offres.
Le nom des entrepreneurs ainsi que leur prix total respectif sont divulgués, sous réserve de vérifications ultérieures.
L’organisme public rend disponible, dans les 4 jours ouvrables, le résultat de l’ouverture publique des soumissions dans le système électronique d’appel d’offres.
D. 532-2008, a. 14.
SECTION IV
EXAMEN DES SOUMISSIONS ET ADJUDICATION DU CONTRAT
15. L’organisme public procède à l’examen des soumissions reçues en vérifiant l’admissibilité des entrepreneurs et la conformité de leur soumission.
S’il rejette une soumission parce que l’entrepreneur n’est pas admissible ou parce que cette soumission est non conforme, il en informe l’entrepreneur en mentionnant la raison de ce rejet au plus tard 15 jours après l’adjudication du contrat.
D. 532-2008, a. 15.
16. L’organisme public adjuge le contrat à l’entrepreneur qui a soumis le prix le plus bas.
D. 532-2008, a. 16.
17. Lorsqu’il y a égalité des résultats à la suite d’un appel d’offres, le contrat est adjugé par tirage au sort.
D. 532-2008, a. 17.
18. L’organisme public adjuge le contrat en fonction des travaux décrits et des règles établies dans les documents d’appel d’offres et selon le prix soumis.
L’organisme public peut toutefois négocier le prix soumis et le prix indiqué au contrat peut alors être inférieur au prix soumis lorsque les conditions suivantes sont réunies:
1°  un seul entrepreneur a présenté une soumission conforme;
2°  l’entrepreneur a consenti un nouveau prix;
3°  il s’agit de la seule modification apportée aux conditions énoncées dans les documents d’appel d’offres ou à la soumission dans le cadre de cette négociation.
D. 532-2008, a. 18.
CHAPITRE III
MODALITÉS PARTICULIÈRES D’ADJUDICATION DES CONTRATS
SECTION I
CONTRAT À EXÉCUTION SUR DEMANDE
19. Un organisme public peut conclure un contrat à exécution sur demande lorsque des besoins sont récurrents et que la valeur monétaire des travaux de construction, le rythme ou la fréquence de ceux-ci sont incertains.
D. 532-2008, a. 19.
20. L’organisme public indique dans les documents d’appel d’offres la valeur monétaire approximative des travaux de construction qu’il entend faire exécuter.
D. 532-2008, a. 20.
21. Un contrat à exécution sur demande est conclu pour une période d’au plus 3 ans, incluant tout renouvellement.
D. 532-2008, a. 21.
SECTION II
CONTRAT ADJUGÉ À LA SUITE D’UNE ÉVALUATION DE LA QUALITÉ
§ 1.  — Appel d’offres en 2 étapes
22. Malgré l’article 13, un organisme public peut décider d’évaluer le niveau de qualité d’une soumission en procédant à un appel d’offres en 2 étapes.
La première étape consiste à sélectionner des entrepreneurs en sollicitant uniquement une démonstration de la qualité selon les conditions et modalités prévues à l’annexe 4. La deuxième étape consiste à inviter les entrepreneurs sélectionnés à présenter une soumission comportant uniquement un prix.
L’organisme public doit prévoir dans les documents d’appel d’offres les règles d’évaluation de la qualité des soumissions, incluant les critères d’évaluation retenus.
D. 532-2008, a. 22.
23. L’organisme public adjuge le contrat à l’entrepreneur qui a soumis le prix le plus bas.
D. 532-2008, a. 23.
§ 2.  — Contrat mixte de travaux de construction et de services professionnels
24. Pour l’adjudication d’un contrat mixte de travaux de construction et de services professionnels, un organisme public peut prendre en considération le niveau de qualité d’une soumission. Pour ce faire, il applique les conditions et modalités d’évaluation prévues à l’annexe 5.
Dans ce cas, l’organisme public doit prévoir dans les documents d’appel d’offres les règles d’évaluation de la qualité des soumissions, incluant les critères d’évaluation retenus et leur poids respectif.
Le prix et la démonstration de la qualité doivent être présentés séparément afin de permettre l’application du premier alinéa de l’article 31. En plus des cas prévus à l’article 7, les conditions de conformité doivent indiquer que le défaut de respecter cette exigence entraîne le rejet automatique d’une soumission.
D. 532-2008, a. 24.
25. En application de l’article 24, l’organisme public adjuge le contrat à l’entrepreneur qui a soumis le prix ajusté le plus bas.
D. 532-2008, a. 25.
26. L’organisme public peut aussi procéder à un appel d’offres public en 2 étapes en vue d’adjuger un contrat.
À la première étape, l’organisme public sélectionne les entrepreneurs en sollicitant uniquement une démonstration de la qualité. Les documents d’appel d’offres doivent indiquer si tous les entrepreneurs sélectionnés ou seulement un nombre restreint d’entre eux seront invités à participer à la deuxième étape.
Le comité de sélection évalue la qualité d’une soumission selon les conditions et modalités suivantes:
1°  si tous les entrepreneurs sélectionnés sont invités à participer à la deuxième étape, l’évaluation de la qualité d’une soumission s’effectue selon les conditions et modalités prévues à l’annexe 4 et tous ceux qui ont atteint au moins le niveau minimal de qualité sont retenus;
2°  si seulement un nombre restreint d’entrepreneurs sélectionnés sont invités à participer à la deuxième étape, l’évaluation de la qualité d’une soumission s’effectue selon les conditions et modalités prévues aux articles 1 à 7 de l’annexe 5 et seuls ceux qui ont obtenu les notes finales les plus élevées sont retenus.
À la deuxième étape, l’organisme public invite les entrepreneurs sélectionnés à présenter séparément à la fois un prix et une démonstration de la qualité selon les conditions et modalités prévues à l’annexe 5.
D. 532-2008, a. 26.
§ 3.  — Contrat visant à procurer des économies découlant de l’amélioration du rendement énergétique
27. La présente sous-section s’applique à un contrat visant à procurer des économies découlant de l’amélioration du rendement énergétique, lorsque ce contrat comporte à la fois la fourniture de services professionnels et l’exécution de travaux de construction et qu’il est payé à même les économies réalisées.
D. 532-2008, a. 27.
28. Pour l’adjudication d’un contrat visant à procurer des économies découlant de l’amélioration du rendement énergétique, l’organisme public doit prendre en considération le niveau de qualité d’une soumission. Pour ce faire, il décrit dans les documents d’appel d’offres le processus de sélection de l’entrepreneur, lequel inclut le processus d’évaluation des soumissions, notamment la grille et les critères utilisés ainsi que leur pondération.
D. 532-2008, a. 28.
29. L’organisme public adjuge le contrat à l’entrepreneur qui a présenté la soumission comportant la valeur économique pondérée la plus élevée.
Pour l’application du premier alinéa, la valeur économique d’une soumission est l’économie nette actualisée qui résulte du projet, soit la valeur actuelle des économies moins la valeur actuelle des coûts engendrés par le projet. La valeur économique pondérée s’obtient en multipliant la valeur économique du projet par la note finale en pourcentage obtenue pour la qualité.
D. 532-2008, a. 29.
§ 4.  — Divulgation du nom des soumissionnaires
30. Lors de l’ouverture publique des soumissions tel que prévu à l’article 14, pour un contrat adjugé à la suite d’une évaluation de la qualité, seul le nom des entrepreneurs est alors divulgué et le résultat de l’ouverture est rendu disponible conformément au troisième alinéa de cet article.
D. 532-2008, a. 30.
§ 5.  — Évaluation des soumissions
31. Les soumissions sont évaluées par un comité de sélection constitué à cette fin par l’organisme public. Le comité procède à l’évaluation de la qualité, et ce, sans connaître le prix soumis.
Lorsque l’évaluation des soumissions concerne l’adjudication d’un contrat comportant une dépense égale ou supérieure au seuil d’appel d’offres public, le comité de sélection doit être composé d’un secrétaire chargé d’en coordonner les activités et d’au moins 3 membres.
D. 532-2008, a. 31.
32. L’organisme public informe chaque soumissionnaire du résultat de l’évaluation de la qualité de sa soumission dans les 15 jours suivant l’adjudication du contrat.
Les renseignements transmis au soumissionnaire, dans le cas où l’annexe 4 s’applique, sont:
1°  la confirmation de l’acceptation ou non de sa soumission;
2°  le nom de l’adjudicataire et le prix soumis par celui-ci.
Les renseignements transmis au soumissionnaire, dans le cas où l’annexe 5 s’applique, sont:
1°  la confirmation de l’acceptation ou non de sa soumission;
2°  sa note pour la qualité, son prix ajusté et son rang en fonction des prix ajustés, le cas échéant;
3°  le nom de l’adjudicataire, sa note pour la qualité, le prix qu’il a soumis et le prix ajusté qui en découle.
Les renseignements transmis au soumissionnaire, dans le cas où la sous-section 3 s’applique, sont:
1°  la valeur économique pondérée de sa soumission et son rang;
2°  le nom de l’adjudicataire et la valeur économique pondérée de sa soumission.
D. 532-2008, a. 32.
33. Pour l’application de l’article 18 à l’égard d’un contrat adjugé à la suite d’une évaluation de la qualité, la condition prévue au paragraphe 1 du deuxième alinéa de cet article est qu’un seul entrepreneur a présenté une soumission acceptable.
D. 532-2008, a. 33.
SECTION III
COMPENSATION
34. Lorsque la décision de ne pas donner suite à un appel d’offres public est prise postérieurement à l’ouverture des soumissions ou, dans le cas où une évaluation de la qualité est prévue, postérieurement à la tenue du comité de sélection, le soumissionnaire qui aurait été déclaré l’adjudicataire reçoit, à titre de compensation et de règlement final pour les dépenses effectuées:
1°  pour une soumission dont le montant est de 500 000 $ ou plus, mais inférieur à 1 000 000 $: 2 000 $;
2°  pour une soumission dont le montant est de 1 000 000 $ ou plus: 5 000 $.
D. 532-2008, a. 34.
SECTION IV
CONTRAT DE TRAVAUX DE CONSTRUCTION POUR DES ACTIVITÉS À L’ÉTRANGER
35. Un contrat de travaux de construction pour les activités à l’étranger d’une délégation générale, d’une délégation ou d’une autre organisation permettant la représentation du Québec à l’étranger, établie conformément à l’article 28 de la Loi sur le ministère des Relations internationales (chapitre M-25.1.1), peut être conclu de gré à gré même s’il comporte une dépense égale ou supérieure au seuil d’appel d’offres public prévu à l’article 10 de la Loi. Le cas échéant, le contrat est attribué dans le respect des principes énoncés à l’article 2 de la Loi.
D. 532-2008, a. 35.
CHAPITRE IV
QUALIFICATION D’ENTREPRENEURS
36. Un organisme public peut procéder à la qualification d’entrepreneurs, préalablement à la conclusion de contrats de travaux de construction relatifs aux infrastructures de transport, dans la mesure où les exigences suivantes sont respectées:
1°  la qualification d’entrepreneurs est précédée d’un avis public à cet effet dans le système électronique d’appel d’offres;
2°  la liste des entrepreneurs qualifiés est diffusée dans le système électronique d’appel d’offres et tout entrepreneur est informé de l’acceptation ou de la raison du refus de son inscription sur cette liste;
3°  un avis public de qualification est publié à nouveau au moins une fois l’an, et ce, bien que l’organisme public puisse procéder à une qualification à des intervalles variant de 1 à 3 ans.
D. 532-2008, a. 36.
37. Lorsque l’organisme public évalue le niveau de qualité des demandes de qualification, il constitue un comité de sélection au sens de l’article 31 et il applique les conditions et modalités prévues à l’annexe 4 ou aux articles 1 à 7 de l’annexe 5.
D. 532-2008, a. 37.
38. Sauf dans les cas prévus à l’article 13 de la Loi, lorsqu’un contrat comporte des travaux de construction pour lesquels des entrepreneurs ont été qualifiés, ces travaux doivent être exécutés par un entrepreneur qualifié et, lorsqu’un tel contrat comporte une dépense égale ou supérieure au seuil d’appel d’offres public, il doit faire l’objet d’un appel d’offres public.
D. 532-2008, a. 38; D. 695-2009, a. 2.
CHAPITRE V
CONDITIONS PRÉALABLES À LA CONCLUSION DES CONTRATS
SECTION I
AUTORISATION REQUISE
39. L’autorisation du dirigeant de l’organisme public est requise avant la publication de l’avis d’appel d’offres lorsque la période de validité des soumissions est supérieure à 45 jours.
Une telle autorisation est aussi requise avant la conclusion du contrat comportant une dépense égale ou supérieure au seuil d’appel d’offres public dans les cas suivants:
1°  un seul entrepreneur a présenté une soumission conforme;
2°  à la suite d’une évaluation de la qualité selon la section II du chapitre III, un seul entrepreneur a présenté une soumission acceptable.
Dans le cas prévu au paragraphe 2 du deuxième alinéa et lorsqu’il s’agit d’un contrat mixte de travaux de construction et de services professionnels, le comité de sélection ne prend pas connaissance du prix et laisse au dirigeant de l’organisme public le soin de déterminer s’il y a lieu de poursuivre ou non le processus d’adjudication.
D. 532-2008, a. 39.
SECTION II
ASSURANCE DE LA QUALITÉ
40. Un organisme public peut considérer l’apport d’un système d’assurance de la qualité, notamment la norme ISO 9001: 2000, pour la réalisation d’un contrat. Il précise alors l’exigence requise dans les documents d’appel d’offres.
Si l’imposition d’une telle exigence réduit indûment la concurrence, l’organisme public doit permettre à tout entrepreneur de présenter une soumission et accorder à celui qui répond à l’exigence prévue au premier alinéa, une marge préférentielle d’au plus 5%. Dans ce dernier cas, le prix soumis par un tel entrepreneur est, aux seules fins de déterminer l’adjudicataire, réduit du pourcentage de marge préférentielle prévu, et cela, sans affecter le prix soumis aux fins de l’adjudication du contrat.
Le pourcentage de marge préférentielle qui sera appliqué doit être indiqué dans les documents d’appel d’offres.
D. 532-2008, a. 40.
SECTION III
ATTESTATION DE REVENU QUÉBEC
D. 354-2010, a. 1; D. 845-2011, a. 1.
40.1. Tout entrepreneur intéressé à conclure avec un organisme public un contrat de travaux de construction comportant une dépense égale ou supérieure à 25 000 $ doit détenir une attestation de Revenu Québec.
De même, tout entrepreneur qui, en tant que sous-entrepreneur, conclut avec un autre entrepreneur un contrat de travaux de construction d’une valeur égale ou supérieure à 25 000 $ doit détenir une attestation de Revenu Québec lorsque ce contrat se rattache directement à un contrat visé au premier alinéa conclu par cet autre entrepreneur.
D. 354-2010, a. 1; D. 845-2011, a. 1.
40.2. L’attestation de Revenu Québec est délivrée à tout entrepreneur qui, à la date y indiquée, a produit les déclarations et les rapports qu’il devait produire en vertu des lois fiscales et n’a pas de compte payable en souffrance à l’endroit du ministre du Revenu, notamment lorsque son recouvrement a été légalement suspendu ou lorsque des dispositions ont été convenues avec lui pour en assurer le paiement et qu’il n’est pas en défaut à cet égard.
D. 354-2010, a. 1; D. 845-2011, a. 1.
40.3. L’attestation de l’entrepreneur visé au premier alinéa de l’article 40.1 ne doit pas avoir été délivrée plus de 90 jours avant la date et l’heure limites fixées pour la réception des soumissions ni après ces date et heure ou, s’il s’agit d’un contrat conclu de gré à gré, plus de 90 jours avant la date d’attribution du contrat. La détention par l’entrepreneur d’une attestation est considérée comme une condition d’admissibilité au sens de l’article 6.
L’attestation du sous-entrepreneur visé au deuxième alinéa de l’article 40.1 ne doit pas avoir été délivrée plus de 90 jours avant la date limite fixée pour la réception des soumissions relatives au contrat visé au premier alinéa de l’article 40.1 ni après la date de conclusion du sous-contrat ou, si le contrat visé au premier alinéa de l’article 40.1 est conclu de gré à gré, plus de 90 jours avant la date de conclusion du sous-contrat.
D. 845-2011, a. 1.
40.4. L’entrepreneur visé au premier alinéa de l’article 40.1 doit, avant de conclure un contrat avec un sous-entrepreneur visé au deuxième alinéa de l’article 40.1, obtenir une copie de son attestation et s’assurer qu’elle est conforme au deuxième alinéa de l’article 40.3.
D. 845-2011, a. 1.
40.5. L’entrepreneur visé au premier alinéa de l’article 40.1 à qui un contrat de travaux de construction a, selon le cas, été adjugé ou attribué par un organisme public doit, avant le début des travaux de construction, transmettre à l’organisme une liste indiquant pour chaque sous-contrat visé au deuxième alinéa de l’article 40.1 les informations suivantes:
1°  le nom et l’adresse du sous-entrepreneur;
2°  le montant et la date du sous-contrat;
3°  le numéro ainsi que la date de délivrance de l’attestation de Revenu Québec détenue par le sous-entrepreneur.
L’entrepreneur qui, après le début des travaux de construction, contracte avec un sous-entrepreneur dans le cadre de l’exécution du contrat visé au premier alinéa doit en aviser l’organisme public en lui produisant une liste modifiée avant que ne débutent les travaux de construction confiés à ce sous-entrepreneur.
D. 845-2011, a. 1.
40.6. Un entrepreneur visé à l’article 40.1 ne peut transmettre une attestation de Revenu Québec qui contient des renseignements faux ou inexacts, produire pour lui-même l’attestation d’un tiers ou faussement déclarer qu’il ne détient pas l’attestation requise.
D. 845-2011, a. 1.
40.7. Il est interdit d’aider une personne, par un acte ou une omission, à contrevenir aux dispositions du deuxième alinéa de l’article 40.1 ou à celles de l’un ou l’autre des articles 40.4 à 40.6 ou, par un encouragement, un conseil, un consentement, une autorisation ou un ordre, de l’amener à y contrevenir.
D. 845-2011, a. 1.
40.8. L’article 40.1 ne s’applique pas à l’entrepreneur qui n’a pas, au Québec, un établissement où il exerce ses activités de façon permanente, clairement identifié à son nom et accessible durant les heures normales de bureau.
Il ne s’applique également pas lorsqu’un contrat de travaux de construction ou un sous-contrat de travaux de construction visé au deuxième alinéa de l’article 40.1 doit être conclu en raison d’une situation d’urgence mettant en cause la sécurité des personnes ou des biens.
D. 845-2011, a. 1.
CHAPITRE VI
PUBLICATION DES RENSEIGNEMENTS
41. À la suite d’un appel d’offres public, l’organisme public publie dans le système électronique d’appel d’offres, dans les 15 jours suivant l’adjudication du contrat, le nom de l’adjudicataire et le montant du contrat ou, s’il s’agit d’un contrat à exécution sur demande, le montant estimé de la dépense. De plus, si un contrat comporte des options de renouvellement, l’organisme public publie aussi le montant total de la dépense qui serait encourue si toutes les options étaient exercées.
D. 532-2008, a. 41.
42. L’organisme public publie, au moins semestriellement, dans le système électronique d’appel d’offres, la liste des contrats comportant une dépense supérieure à 25 000 $ et conclus de gré à gré ou à la suite d’un appel d’offres sur invitation, sauf s’il s’agit d’un contrat portant sur une question de nature confidentielle ou protégée au sens du paragraphe 3 du premier alinéa de l’article 13 de la Loi.
D. 532-2008, a. 42.
43. La liste prévue à l’article 42 doit contenir au moins les renseignements suivants:
1°  le nom de l’entrepreneur, la date et le montant du contrat ou, s’il s’agit d’un contrat à exécution sur demande, le montant estimé de la dépense;
2°  s’il s’agit d’un contrat comportant des options de renouvellement, en plus des renseignements prévus au paragraphe 1, le montant total de la dépense qui serait encourue si toutes les options étaient exercées;
3°  la nature des travaux de construction qui ont fait l’objet du contrat;
4°  s’il s’agit d’un contrat conclu de gré à gré comportant une dépense supérieure au seuil d’appel d’offres public, la disposition de la Loi en vertu de laquelle le contrat a été attribué.
D. 532-2008, a. 43.
CHAPITRE VII
CONDITIONS DE GESTION DES CONTRATS
SECTION I
ORDRE DE CHANGEMENT
44. L’organisme public peut apporter des changements aux travaux en délivrant un ordre de changement.
D. 532-2008, a. 44.
45. La valeur d’un changement est déterminée comme suit:
1°  estimation, négociation et acceptation d’un prix forfaitaire ventilé qui tient compte, pour les frais généraux, les frais d’administration et les profits de l’entrepreneur, du pourcentage de majoration indiqué, selon le cas, au sous-paragraphe a ou b du paragraphe 3;
2°  lorsque la nature du changement aux travaux ne permet pas d’en faire une estimation forfaitaire, application des prix unitaires mentionnés au contrat ou convenus par la suite;
3°  lorsque la nature du changement aux travaux ne permet pas d’en faire une estimation forfaitaire ou par prix unitaires, cumul du coût de la main-d’oeuvre, des matériaux et de l’équipement liés au changement majoré selon les proportions suivantes:
a)  lorsque les travaux sont exécutés par l’entrepreneur: 15%;
b)  lorsque les travaux sont exécutés par un sous-traitant: 10% pour l’entrepreneur et 15% pour le sous-traitant.
Aux fins de l’application du paragraphe 3 du premier alinéa, le coût de la main-d’oeuvre, des matériaux et de l’équipement correspond aux coûts réels des éléments décrits à l’annexe 6. La majoration inclut les frais généraux, les frais d’administration et les profits de l’entrepreneur.
D. 532-2008, a. 45.
46. Si l’organisme public et l’entrepreneur ne peuvent, après une première négociation, s’entendre sur la valeur d’un changement, le montant estimé et ventilé du changement exigé est alors déterminé par l’organisme public et payé selon les modalités prévues au contrat.
D. 532-2008, a. 46.
47. L’entrepreneur peut dénoncer à l’organisme public par écrit un différend sur la valeur d’un changement dans les 15 jours de la délivrance de l’ordre de changement déterminant le montant du changement en application de l’article 46. Dans un tel cas, les parties doivent poursuivre les négociations comme suit:
1°  lorsqu’il s’agit d’un ouvrage se rapportant à un bâtiment, les négociations se poursuivent conformément aux articles 50 à 52;
2°  lorsqu’il s’agit d’un ouvrage de génie civil autre qu’un ouvrage se rapportant à un bâtiment, les parties doivent poursuivre les négociations en faisant appel à un gestionnaire représentant l’organisme public et à un dirigeant de l’entrepreneur, dans le but de résoudre en tout ou en partie le différend.
Si l’organisme public et l’entrepreneur ne peuvent résoudre le différend conformément au paragraphe 2 du premier alinéa, l’entrepreneur peut présenter une réclamation à l’organisme public. À défaut d’entente entre l’organisme public et l’entrepreneur, les parties conservent tous leurs droits et recours, notamment ceux prévus à l’article 54.
D. 532-2008, a. 47.
48. Lorsque le contrat relatif à un bâtiment comporte une dépense égale ou supérieure à 3 000 000 $ et que l’ordre de changement envisagé porte la valeur totale des changements à plus de 10% de la valeur initiale du contrat, l’organisme public ne peut émettre cet ordre de changement ni tout ordre de changement subséquent que dans la mesure où il confirme à l’entrepreneur qu’il dispose des fonds nécessaires à l’exécution du changement.
D. 532-2008, a. 48.
49. Aucun changement ne peut être exigé après la réception avec réserve de l’ouvrage.
D. 532-2008, a. 49.
SECTION II
RÈGLEMENT DES DIFFÉRENDS
§ 1.  — Ouvrage se rapportant à un bâtiment
50. L’organisme public et l’entrepreneur doivent tenter de régler à l’amiable toute difficulté pouvant survenir au regard d’un contrat selon les étapes et les modalités suivantes:
1°  en faisant appel à un gestionnaire représentant l’organisme public et à un dirigeant de l’entrepreneur dans le but de résoudre tout ou partie des questions faisant l’objet de ce différend, et ce, dans un délai de 60 jours suivant la réception de l’avis de différend de l’entrepreneur; les parties peuvent convenir de prolonger cette période;
2°  si les négociations ne permettent pas de résoudre complètement le différend, l’organisme public ou l’entrepreneur peut, par l’envoi d’un avis écrit à l’autre partie dans un délai de 10 jours suivant la fin de l’étape précédente, exiger la médiation sur les questions non résolues, laquelle doit être complétée dans un délai de 60 jours suivant la réception de l’avis de médiation; les parties peuvent convenir de prolonger cette période.
En l’absence d’un avis de médiation dans le délai prévu au paragraphe 2 du premier alinéa, le processus de négociation est alors terminé.
D. 532-2008, a. 50.
51. Le médiateur est choisi d’un commun accord par l’organisme public et l’entrepreneur. Il est chargé d’aider les parties à cerner leur différend et à identifier leurs positions et leurs intérêts, de même qu’à dialoguer et à explorer des solutions mutuellement satisfaisantes pour résoudre leur différend.
Les parties, de concert avec le médiateur, définissent les règles applicables à la médiation et sa durée, précisent leurs engagements, attentes et besoins ainsi que le rôle et les devoirs du médiateur. Les frais et honoraires du médiateur sont assumés en parts égales par les parties, à moins qu’une répartition différente n’ait été convenue.
Le représentant de chaque partie doit être dûment mandaté par le dirigeant de l’organisme public ou de l’entrepreneur, selon le cas, pour procéder à la médiation.
D. 532-2008, a. 51.
52. À défaut d’une entente entre l’organisme public et l’entrepreneur à la suite d’une médiation, les parties conservent tous leurs droits et recours, notamment ceux visés à l’article 54.
D. 532-2008, a. 52.
§ 2.  — Ouvrage de génie civil autre qu’un ouvrage se rapportant à un bâtiment
53. L’organisme public et l’entrepreneur doivent tenter de régler à l’amiable toute difficulté pouvant survenir à l’égard d’un contrat en respectant, le cas échéant, les modalités que le contrat prévoit pour y remédier.
À défaut d’une entente entre l’organisme public et l’entrepreneur, les parties conservent tous leurs droits et recours, notamment ceux visés à l’article 54.
D. 532-2008, a. 53.
§ 3.  — Ouvrage de génie civil et ouvrage se rapportant à un bâtiment
54. L’organisme public ou l’entrepreneur peut également résoudre toute difficulté en recourant à un tribunal judiciaire ou à un organisme juridictionnel, selon le cas, ou à un arbitre. Dans ce dernier cas, l’autorisation générale ou spéciale du ministre de la Justice est requise pour les organismes publics visés au paragraphe 1 ou au paragraphe 2 du premier alinéa de l’article 4 de la Loi.
D. 532-2008, a. 54.
SECTION III
ÉVALUATION DU RENDEMENT
55. Un organisme public doit consigner dans un rapport l’évaluation d’un entrepreneur dont le rendement est considéré insatisfaisant.
D. 532-2008, a. 55.
56. L’organisme public doit compléter son évaluation au plus tard 60 jours après la date de la fin du contrat et transmettre à l’entrepreneur un exemplaire de l’évaluation.
D. 532-2008, a. 56.
57. L’entrepreneur peut, dans un délai de 30 jours suivant la réception du rapport constatant le rendement insatisfaisant, transmettre par écrit à l’organisme public tout commentaire sur ce rapport.
D. 532-2008, a. 57.
58. Dans les 30 jours suivant l’expiration du délai prévu à l’article 57 ou suivant la réception des commentaires de l’entrepreneur, selon le cas, le dirigeant de l’organisme public maintient ou non l’évaluation effectuée et en informe l’entrepreneur. S’il ne procède pas dans le délai prescrit, le rendement de l’entrepreneur est considéré satisfaisant.
D. 532-2008, a. 58.
CHAPITRE VII.1
DISPOSITIONS PÉNALES
D. 845-2011, a. 2.
58.1. La violation des dispositions du deuxième alinéa de l’article 40.1 ou de celles de l’un ou l’autre des articles 40.4 à 40.7 constitue une infraction.
D. 845-2011, a. 2.
CHAPITRE VIII
DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
59. Un organisme public a jusqu’au 31 mars 2012 pour mettre en application les dispositions du paragraphe 2 du premier alinéa de l’article 5. D’ici là, il doit au moins identifier dans les documents d’appel d’offres, les organismes publics et les personnes morales de droit public parties au regroupement et ceux ou celles qui sont susceptibles de l’être.
Dans ce cas, il est obligatoire, pour les parties au regroupement et pour les parties qui s’y ajoutent par la suite, de requérir les travaux auprès de l’entrepreneur retenu, et ce, aux conditions prévues aux documents d’appel d’offres.
D. 532-2008, a. 59; D. 756-2010, a. 1.
60. Pour les contrats de travaux de construction relatifs à un ouvrage se rapportant à un bâtiment, le dirigeant de l’organisme public rend compte annuellement au ministre responsable, et ce, pour les 5 prochaines années, de l’application de la section II du chapitre VII.
D. 532-2008, a. 60; D. 756-2010, a. 2.
61. Le Règlement sur les subventions à des fins de construction (R.R.Q., 1981, c. A-6, r. 29) est abrogé.
D. 532-2008, a. 61.
61.1. Le ministre du Revenu est chargé de l’application et de l’exécution du deuxième alinéa de l’article 40.1, de l’article 40.2, du deuxième alinéa de l’article 40.3, des articles 40.4 à 40.7, de l’article 40.8 en autant qu’il s’agisse d’un sous-entrepreneur et de l’article 58.1.
D. 845-2011, a. 3.
62. (Omis).
D. 532-2008, a. 62.
ANNEXE 1
(a. 12)
CAUTIONNEMENT DE SOUMISSION
Travaux de construction
1. La __________(Nom de la CAUTION)__________ dont l’établissement principal est situé à __________(Adresse de la CAUTION)_________ ici représentée par __________(Nom et titre)__________ dûment autorisé, ci-après appelée la CAUTION, après avoir pris connaissance de la soumission devant être présentée le _____ jour de ____________________ 20____ à __________(Identification de l’ORGANISME PUBLIC)__________ ci-après appelé l’ORGANISME PUBLIC, par __________(Nom de l’ENTREPRENEUR)__________ dont l’établissement principal est situé à __________(Adresse de l’ENTREPRENEUR)__________ ici représenté par __________(Nom et titre)__________ dûment autorisé, ci-après appelé l’ENTREPRENEUR, pour __________(Description de l’ouvrage et l’endroit)__________
se porte caution de l’ENTREPRENEUR, envers l’ORGANISME PUBLIC, aux conditions suivantes:
La CAUTION, au cas de défaut de l’ENTREPRENEUR de signer un contrat conforme à sa soumission ou de son défaut de fournir les garanties et autres documents requis, le cas échéant, dans les 15 jours de la date d’acceptation de sa soumission, s’oblige à payer à l’ORGANISME PUBLIC une somme d’argent représentant la différence entre le montant de la soumission qui avait été acceptée et celui de la soumission subséquemment acceptée par l’ORGANISME PUBLIC, sa responsabilité étant limitée, tel que prévu dans les documents d’appel d’offres, soit:
— à _____ pour cent du prix de la soumission (____%),
ou
— au montant forfaitaire déterminé par l’ORGANISME PUBLIC
dollars
( $).
2. L’ENTREPRENEUR dont la soumission est acceptée doit être avisé par écrit de l’acceptation de sa soumission avant l’expiration de la période de validité des soumissions ou de tout autre délai convenu entre l’ORGANISME PUBLIC et l’ENTREPRENEUR, sans quoi la présente obligation est nulle et sans effet.
3. Ce cautionnement est régi par le droit applicable au Québec et, en cas de contestation, les tribunaux du Québec seront seuls compétents.
4. La CAUTION renonce au bénéfice de discussion et de division.
5. L’ENTREPRENEUR intervient aux présentes pour y consentir et, à défaut par lui de ce faire, la présente obligation est nulle et sans effet.
EN FOI DE QUOI, la CAUTION et l’ENTREPRENEUR, par leurs représentants dûment autorisés, ont signé les présentes à
__________________________________________ , le _________ jour de __________________ 20 _________
La CAUTION
___________________________________________ ___________________________________________
(Témoin) (Signature)
___________________________________________
(Nom du signataire en lettres moulées)
___________________________________________
(Titre du signataire en lettres moulées)
L’ENTREPRENEUR
___________________________________________ ___________________________________________
(Témoin) (Signature)
___________________________________________
(Nom du signataire en lettres moulées)
___________________________________________
(Titre du signataire en lettres moulées)
GQ-01
D. 532-2008, Ann. 1.
ANNEXE 2
(a. 12)
CAUTIONNEMENT D’EXÉCUTION
Travaux de construction
1. La __________(Nom de la CAUTION)__________ dont l’établissement principal est situé à __________(Adresse de la CAUTION)__________ ici représentée par __________(Nom et titre)__________ dûment autorisé, ci-après appelée la CAUTION, après avoir pris connaissance de la soumission dûment acceptée, par __________(Identification de l’ORGANISME PUBLIC)__________ ci-après appelé l’ORGANISME PUBLIC, pour __________(Description de l’ouvrage et l’endroit)__________ et au nom de __________(Nom de l’ENTREPRENEUR)__________ dont l’établissement principal est situé à __________(Adresse de l’ENTREPRENEUR)__________ ici représenté par __________(Nom et titre)__________ dûment autorisé, ci-après appelée l’ENTREPRENEUR, s’oblige solidairement avec l’ENTREPRENEUR envers l’ORGANISME PUBLIC à exécuter le contrat, y compris, et sans limitation, toutes les obligations relevant des garanties, pour la réalisation de l’ouvrage décrit ci-dessus conformément à l’appel d’offres, la CAUTION ne pouvant en aucun cas être appelée à payer plus que
dollars
( $).
2. La CAUTION consent à ce que l’ORGANISME PUBLIC et l’ENTREPRENEUR puissent en tout temps faire des modifications au contrat, sous réserve du droit de la CAUTION d’en être informée sur demande conformément à l’article 2345 du Code civil, et elle consent également à ce que l’ORGANISME PUBLIC accorde tout délai nécessaire au parachèvement des travaux.
3. Au cas d’inexécution du contrat par l’ENTREPRENEUR, y compris les travaux relevant des garanties, la CAUTION assume les obligations de l’ENTREPRENEUR et, le cas échéant, entreprend et poursuit les travaux requis dans les 15 jours de l’avis écrit qui lui est donné à cet effet par l’ORGANISME PUBLIC, à défaut de quoi l’ORGANISME PUBLIC peut faire compléter les travaux et la CAUTION doit lui payer tout excédent du prix arrêté avec l’ENTREPRENEUR pour l’exécution du contrat.
4. Le présent cautionnement couvre tout défaut dénoncé par un avis écrit de l’ORGANISME PUBLIC à l’ENTREPRENEUR avant la fin de la deuxième année suivant la réception de l’ouvrage au sens de l’article 2110 du Code civil.
5. Ce cautionnement est régi par le droit applicable au Québec et, en cas de contestation, les tribunaux du Québec seront seuls compétents.
6. L’ENTREPRENEUR intervient aux présentes pour y consentir et, à défaut par lui de ce faire, la présente obligation est nulle et sans effet.
EN FOI DE QUOI, la CAUTION et l’ENTREPRENEUR, par leurs représentants dûment autorisés, ont signé les présentes à
__________________________________________ , le _________ jour de __________________ 20 _________
La CAUTION
___________________________________________ ___________________________________________
(Témoin) (Signature)
___________________________________________
(Nom du signataire en lettres moulées)
___________________________________________
(Titre du signataire en lettres moulées)
L’ENTREPRENEUR
___________________________________________ ___________________________________________
(Témoin) (Signature)
___________________________________________
(Nom du signataire en lettres moulées)
___________________________________________
(Titre du signataire en lettres moulées)
GQ-02
D. 532-2008, Ann. 2; Erratum, 2008 G.O. 2, 3951.
ANNEXE 3
(a. 12)
CAUTIONNEMENT DES OBLIGATIONS DE L’ENTREPRENEUR POUR GAGES, MATÉRIAUX ET SERVICES
Travaux de construction
1. La __________(Nom de la CAUTION)__________ dont l’établissement principal est situé à __________(Adresse de la CAUTION)__________ ici représentée par __________(Nom et titre)__________ dûment autorisé, ci-après appelée la CAUTION, après avoir pris connaissance de la soumission dûment acceptée, par __________(Identification de l’ORGANISME PUBLIC)__________ ci-après appelé l’ORGANISME PUBLIC, pour __________(Description de l’ouvrage et l’endroit)__________ et au nom de __________(Nom de l’ENTREPRENEUR)__________ dont l’établissement principal est situé à __________(Adresse de l’ENTREPRENEUR)__________ ici représenté par __________(Nom et titre)__________ dûment autorisé, ci-après appelée l’ENTREPRENEUR, s’oblige solidairement avec l’ENTREPRENEUR envers l’organisme public à payer directement les créanciers définis ci-après, la CAUTION ne pouvant en aucun cas être appelée à payer plus que
dollars
( $).
2. Par créancier, on entend:
1° tout sous-traitant de l’ENTREPRENEUR;
2° toute personne physique ou toute personne morale qui a vendu ou loué à l’ENTREPRENEUR ou à ses sous-contractants des services, des matériaux ou du matériel destinés exclusivement à l’ouvrage, le prix de location de matériel étant déterminé uniquement selon les normes courantes de l’industrie de la construction;
3° tout fournisseur de matériaux spécialement préparés pour cet ouvrage et pour ce contrat;
4° la Commission de la santé et de la sécurité du travail, en ce qui concerne les cotisations découlant de ce contrat;
5° la Commission de la construction du Québec, en ce qui concerne les cotisations découlant de ce contrat.
3. La CAUTION consent à ce que l’ORGANISME PUBLIC et l’ENTREPRENEUR puissent en tout temps faire des modifications au contrat, sous réserve du droit de la CAUTION d’en être informée sur demande conformément à l’article 2345 du Code civil, et elle consent également à ce que l’ORGANISME PUBLIC accorde tout délai nécessaire au parachèvement des travaux.
4. Sous réserve de l’article 3, aucun créancier n’a de recours direct contre la CAUTION que s’il lui a adressé, ainsi qu’à l’ENTREPRENEUR, une demande de paiement dans les 120 jours suivant la date à laquelle il a terminé ses travaux ou fourni les derniers services, matériaux ou matériel.
Tout créancier qui n’a pas un contrat directement avec l’ENTREPRENEUR n’a de recours direct contre la CAUTION que s’il a avisé par écrit l’ENTREPRENEUR de son contrat dans un délai de 60 jours du commencement de la location ou de la livraison des services, des matériaux ou du matériel, tel avis devant indiquer l’ouvrage concerné, l’objet du contrat, le nom du sous-traitant, et l’ORGANISME PUBLIC concerné.
Un sous-traitant n’a de recours direct contre la CAUTION pour les retenues qui lui sont imposées par l’ENTREPRENEUR que s’il a adressé une demande de paiement à la CAUTION et à l’ENTREPRENEUR dans les 120 jours suivant la date à laquelle ces retenues étaient exigibles.
5. Tout créancier peut poursuivre la CAUTION après l’expiration des 30 jours qui suivent l’avis prévu à l’article 4, pourvu que la poursuite ne soit pas intentée avant les 90 jours de la date à laquelle les travaux du créancier ont été exécutés ou de la date à laquelle les derniers services, matériaux ou matériel ont été fournis;
6. Tout paiement effectué de bonne foi en vertu des présentes a pour effet de réduire d’autant le montant du présent cautionnement.
7. Ce cautionnement est régi par le droit applicable au Québec et, en cas de contestation, les tribunaux du Québec seront seuls compétents.
8. L’ENTREPRENEUR intervient aux présentes pour y consentir et, à défaut par lui de ce faire, la présente obligation est nulle et sans effet.
EN FOI DE QUOI, la CAUTION et l’ENTREPRENEUR, par leurs représentants dûment autorisés, ont signé les présentes à
__________________________________________ , le _________ jour de __________________ 20 _________
La CAUTION
___________________________________________ ___________________________________________
(Témoin) (Signature)
___________________________________________
(Nom du signataire en lettres moulées)
___________________________________________
(Titre du signataire en lettres moulées)
L’ENTREPRENEUR
___________________________________________ ___________________________________________
(Témoin) (Signature)
___________________________________________
(Nom du signataire en lettres moulées)
___________________________________________
(Titre du signataire en lettres moulées)
GQ-03
D. 532-2008, Ann. 3.
ANNEXE 4
(a. 22, 26, 32, 37)
CONDITIONS ET MODALITÉS D’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ EN VUE D’UNE ADJUDICATION SELON LE PRIX LE PLUS BAS
1. Un minimum de 3 critères est nécessaire pour l’évaluation de la qualité.
2. L’organisme public doit préciser dans les documents d’appel d’offres, pour chaque critère retenu, les éléments de qualité requis pour l’atteinte d’un «niveau de performance acceptable», lequel correspond à ses attentes minimales pour le critère.
3. Une soumission acceptable à l’égard de la qualité est celle qui, pour chacun des critères retenus, rencontre le «niveau de performance acceptable». Le cas échéant, une soumission qui n’atteint pas ce niveau de performance à l’égard de l’un de ces critères est rejetée.
D. 532-2008, Ann. 4.
ANNEXE 5
(a. 24, 26, 32, 37)
CONDITIONS ET MODALITÉS D’ÉVALUATION DE LA QUALITÉ EN VUE D’UNE ADJUDICATION SELON LE PRIX AJUSTÉ LE PLUS BAS
1. La grille d’évaluation doit prévoir un minimum de 3 critères nécessaires à l’évaluation de la qualité.
2. L’organisme public doit préciser dans les documents d’appel d’offres, pour chaque critère retenu, les éléments de qualité requis pour l’atteinte d’un «niveau de performance acceptable», lequel correspond à ses attentes minimales pour le critère.
3. Chaque critère retenu à la grille d’évaluation est pondéré en fonction de son importance relative pour la réalisation du contrat. La somme des poids des critères est égale à 100%.
4. Chaque critère est évalué sur une échelle de 0 à 100 points, le «niveau de performance acceptable» correspondant à 70 points.
5. Un minimum de 70 points peut être exigé à l’égard de l’un ou l’autre des critères identifiés dans la grille d’évaluation. Le cas échéant, une soumission qui n’atteint pas ce minimum est rejetée.
6. La note finale pour la qualité d’une soumission est la somme des notes pondérées obtenues pour chacun des critères, lesquelles sont déterminées en multipliant la note obtenue pour un critère par le poids de ce critère.
7. Une soumission acceptable à l’égard de la qualité est celle dont la note finale est d’au moins 70 points.
8. Le prix de chaque soumission acceptable est ajusté selon la formule suivante:
Prix ajusté = Prix soumis
Coefficient d’ajustement pour la qualité

Le coefficient d’ajustement pour la qualité est égal à:
Note finale pour la qualité - 70
1 + 15% ( )
30
D. 532-2008, Ann. 5.
ANNEXE 6
(a. 45)
COÛT DE LA MAIN-D’OEUVRE, DES MATÉRIAUX ET DE L’ÉQUIPEMENT
L’entrepreneur doit faire la démonstration de chaque dépense liée à un changement. Le coût de la main-d’oeuvre, des matériaux et de l’équipement attribuable à l’exécution du changement aux travaux correspond aux coûts réels de l’entrepreneur et des sous-traitants, sur les éléments suivants:
1° les salaires et charges sociales versés aux ouvriers conformément à une convention collective applicable ainsi qu’au contremaître et, le cas échéant, au surintendant qui supervise les salariés sur le chantier;
2° les frais de déplacement et d’hébergement des salariés additionnels requis;
3° le coût de tous les matériaux, produits, fournitures, incluant les matériaux incorporés à l’ouvrage en raison du changement aux travaux, y compris les frais de transport, d’entreposage et de manutention de ceux-ci, le tout correspondant au plus bas prix consenti à l’entrepreneur et aux sous-traitants;
4° les taxes et autres droits imposés par toute autorité compétente sur la main-d’oeuvre, les matériaux et l’équipement requis et auxquels l’entrepreneur est assujetti, à l’exclusion de la taxe sur les produits et services (TPS) et de la taxe de vente du Québec (TVQ) lorsque l’organisme public en est exempt;
5° le coût de transport et d’utilisation d’équipements et d’outils additionnels requis, autres que ceux à main utilisés par les salariés;
6° le coût additionnel du contrôle de la qualité des travaux relatifs au changement par le responsable de l’assurance qualité ou le surintendant;
7° les redevances et les droits de brevet applicables;
8° les primes additionnelles de cautionnements et d’assurances que l’entrepreneur doit payer à la suite de l’augmentation du prix de son contrat;
9° les frais d’énergie et de chauffage directement attribuables au changement;
10° le coût d’enlèvement et d’élimination des ordures et débris attribuables au changement;
11° les protections, installations temporaires et les ouvrages de sécurité additionnels nécessaires;
12° tout autre coût de main-d’oeuvre, de matériaux et d’équipement additionnel requis, non spécifié aux paragraphes qui précèdent et attribuable à l’exécution du changement.
D. 532-2008, Ann. 6.
DISPOSITIONS TRANSITOIRES
2011
(D. 845-2011) ARTICLE 4La violation des dispositions du deuxième alinéa de l’article 40.1 ou de celles de l’un ou l’autre des articles 40.4 à 40.7 de ce règlement commise entre le 15 septembre 2011 et le 15 mars 2012 inclusivement donnera lieu à la transmission d’un avertissement au contrevenant au lieu d’un constat d’infraction.
ARTICLE 5. Le présent règlement ne s’applique qu’aux appels d’offres lancés et aux contrats conclus de gré à gré par un organisme public à compter du 15 septembre 2011.
2010
(D. 354-2010) ARTICLE 2Malgré les troisième et quatrième alinéas de l’article 40.1 du présent règlement, un entrepreneur demeure admissible à présenter une soumission dans le cadre d’un appel d’offres dont la date limite de réception des soumissions est antérieure au 1er octobre 2010 même si son attestation est délivrée postérieurement à cette date limite.
ARTICLE 3. Le président du Conseil du trésor rend compte au gouvernement de la première année d’application de l’article 40.1 du présent règlement.
ARTICLE 4. La section III du présent règlement ne s’applique qu’aux appels d’offres lancés et aux contrats conclus de gré à gré à compter du 1er juin 2010.
RÉFÉRENCES
D. 532-2008, 2008 G.O. 2, 2988 et 3951
D. 873-2008, 2008 G.O. 2, 5095
D. 695-2009, 2009 G.O. 2, 2746A
D. 354-2010, 2010 G.O. 2, 1686
D. 756-2010, 2010 G.O. 2, 3776
L.Q. 2010, c. 31, a. 175
D. 681-2011, 2011 G.O. 2, 2636
D. 845-2011, 2011 G.O. 2. 3901